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Lors de son intervention télévisée du 29 janvier 2012, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé un effort important en faveur du logement, dont un dispositif d’application quasi immédiate visant à augmenter de 30% la constructibilité sur tous les fonciers. En clair, les promoteurs immobiliers et les bailleurs auront le droit de bâtir 30% d’appartements ou de maisons supplémentaires sur un même terrain. Cette politique de densification instituée pour trois ans, sera inscrite dans une loi adoptée d’ici à fin février – début mars 2012.

C’est inacceptable pour Saint-Maur : son cadre de vie déjà mis à mal par certains choix d’H.Plagnol (augmentation du coefficient des sols de 20%  le logement collectif) et les ordonnances du gouvernement sur « l’urbanisme de projet », s’en trouverait bouleversé et dégradé de manière irréversible.

C’est pourquoi, j’ai aussitôt demandé au Maire d’inscrire en urgence un voeu au Conseil municipal du 16 février 2012 pour que notre ville refuse explicitement la mise en oeuvre de cette mesure comme le projet de loi devrait le permettre, dans le respect des prérogatives du maire en matière d’urbanisme.

Ma détermination sur la préservation de notre cadre de vie saint-maurien et de notre urbanisme village est totale. Je ne suis pour ma part prisonnier d’aucune consigne de parti ni d’intérêts financiers liés à la promotion immobilière et au bétonnage : ma seule préoccupation est la défense de notre environnement apaisé si spécifique à Saint-Maur.

Le contenu de ce voeu est le suivant :

Considérant que cette mesure d’urgence va porter une atteinte sans précédent à l’architecture du Plan d’Occupation des Sols de notre ville, puisque le COS sera augmenté d’autant,

◊ Considérant que tous les Saint-Mauriens sont attachés à ce Plan d’Occupation des Sols Village qui a dessiné depuis des années l’urbanisme à taille humaine de notre ville, et qui en fait aussi son attractivité,         

◊ Considérant enfin que le Président de la République a invité les conseils municipaux qui n’adhéreraient pas à ce projet, à se faire connaître,

 Le Conseil municipal de la Ville de Saint-Maur-des-Fossés :

- émet un avis défavorable sur la mesure annoncée le 29 janvier 2012 par le Président de la République en matière d’augmentation de la constructibilité sur les fonciers qui défigurerait notre urbanisme,

- refuse l’application de cette réforme sur le territoire de notre ville


Les projets du Grand Paris et d’Arc Express sont deux natures fondamentalement différentes, ce qui contribue à fausser le débat et à induire en erreur des Saint-Mauriens de bonne foi qui souhaiteraient  à juste titre voir s’améliorer l’offre de transports publics.

Le projet Arc Express, qui reprend les études réalisées par l’association Orbival, à laquelle la ville de Saint-Maur a adhérer dès 2007 (grâce à Jean-Louis Beaumont) est un projet de métro, souterrain, de desserte locale, connecté au RER A, sans aménagement de gare en surface, en tout cas imposé à la commune. Les compétences en matière d’urbanisme restent donc bien celles de la commune. Le Plan d’Occupation des Sols Village de 1978, qui interdit toute densification massive de l’habitat continue de s’appliquer.

Le projet du Grand Paris est lui d’une tout autre nature : c’est un projet d’aménagement et de transport. La loi du 3 juin 2010, votée par la majorité UMP, et à laquelle le député-maire de Saint-Maur ne s’est pas opposé (lors du vote solennel de la loi définitive le 26 mai 2010), est très claire : la Société du Grand Paris (où l’Etat est majoritaire) aménagera à la place des communes les gares et leurs abords par voie de préemption ou d’expropriation. La seule « issue de secours » étant la signature d’un contrat de développement territorial entre la commune et le Préfet qui prévoit la densification en matière de logements…

Le noeud du problème est là. Beaucoup de Saint-Mauriens, d’associations, réfléchissent légitimement au meilleur tracé, à l’interconnection avec le RER A, aux temps de trajets. Autant de sujets légitimes et consensuels (je suis moi même un usager quotidien du RER A pour me rendre à mon travail à Paris).

Mais, hélas, ces sujets deviennent secondaires par rapport aux menaces sérieuses et directes qui pèsent sur le tissu pavillonnaire de nos villages, leur tranquillité, leur sécurité. D’autant que le financement du projet qui sera retenu au final dépendra pour une large part de la spéculation immobilière sur les terrains autour des gares

C’est pourquoi derrière les appels à la convergence des deux projets Grand Paris, de MM. Maurice Leroy (Ministre de la Ville) et JP. Huchon (Président de la Région et du STIF), derrière le discours superficiel et trompeur sur la nécessaire modernité de ce supermétro périphérique, c’est bien le visage de Saint-Maur et de ses villages qui se dessine pour les génération futures de manière irréversible.

Je veux que mes enfants puissent choisir de vivre à Saint-Maur-des-Fossés, s’ils le souhaitent, la ville aux huit villages, cet îlot de paix en région parisienne, et utiliser un RER A rénové et de plus grande capacité. La première urgence.


D’après le Saint-Maur Infos de mai, la chaussée de Saint-Maur, qui s’est brusquement dégradée depuis 2 ans est le résulat de la mauvaise gestion de la voirie de l’équipe précédente.

Cette pirouette, les Saint-Mauriens l’ont bien compris, est un constat d’échec de la nouvelle politique en matière de réfection des chaussées qui a conduit à : baisser fortement le montant annuel des travaux de réfection des revêtements, baisser le nombre d’heures réalisées par les employés communaux affectés à la voirie…

Le résultat de ces défauts d’entretien est visible depuis 2 ans, et ne s’est d’ailleurs pas fait attendre… Et maintenant que les nids de poule sont conséquents, cela revient évidemment plus cher à réparer..

Qui ne sait pas qu’il faut entretenir régulièrement son matériel si on souhaite le conserver longtemps ? Ce bon sens, l’équipe Plagnol vient tout juste de l’intégrer…. Et cela est bien regrettable pour les finances de la ville…

Par ailleurs, j’ai saisi par courrier le Président du Conseil Général Christian Favier afin que le département assume pleinement ses prérogatives d’investissement et d’entretien des routes départementales traversant Saint-Maur.


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Qui suis-je ?

Agé de 37 ans, je suis marié et père de 5 enfants.
J'habite à Saint-Maur depuis plus de 30 ans. Je suis élu de Saint-Maur depuis que j'ai 20 ans.
J'ai appris à aimer ma ville et et j'ai compris que le cadre de vie dont nous bénéficions aujourd'hui peut rapidement être remis en cause.
Je suis aujourd'hui conseiller municipal "divers droite" aux côtés de 6 autres élus membres de l'association Saint-Maur Demain que je préside. J'ai été élu en juin 2009, puis réélu en mars 2011, conseiller général du Val-de-Marne sur le canton de Saint-Maur Centre.
Ancien élève du lycée Louis-Le-Grand, diplômé d'histoire et de philosophie (Paris IV-Sorbonne), d'HEC (promotion 1998) et du MBA de Columbia et de la London Business School (promotion 2011), je travaille au sein du secrétariat général d'une grande entreprise française du secteur de l'énergie.

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