Articles avec le tag ‘Saint-Maur Créteil’
La rétrocession de deux terrains 15-17 ,rue Bollier et 22 rue Alsace-Lorraine pour une surface totale de 5400 m² , dont le Département est propriétaire depuis plus de 40 ans, est inscrite à l’ordre du jour de la commission permanente du 30 avril.
Ces terrains rappellent de mauvais souvenirs aux Saint-Mauriens : projet, désormais abandonné, de prolongement de l’ex-RD45 entre la RD 123 et l’ex-RN 186 (rue du Pont de Créteil),occupation sauvage par un campement de Roms depuis relogés par le Conseil général dans l’ancienne gendarmerie rue de la Varenne.
Sur la pression de l’ancien maire de Saint-Maur, le Département avait déjà décidé en janvier 2006 la levée des emplacements réservés sur ces terrains.
Mais le transfert de propriété (pour un montant global de 2,43 millions d’euros) se fera non à la Ville mais à l’OPH, exclusivement (ce sera noté dans l’acte de transfert) pour un projet de construction de logements sociaux. Sans attendre, l’OPH souhaite déposer les permis de construire se rapportant aux opérations à réaliser sur ces propriétés.
Dans un quartier déjà extrêmement dense en matière de logements locatifs à vocation sociale, je serai particulièrement vigilant à ce que l’on conserve un habitat à taille humaine et de qualité, parfaitement intégré au tissu pavillonnaire environnant du village de Saint-Maur Créteil.
Le décret détaillant le tracé du futur métro Grand Paris Express, paru le 26 août 2011, a sans surprise confirmé les décisions du STIF et de la Société du Grand Paris, qui prévoient une gare d’interconnexion avec le RER A à Saint-Maur Créteil. Comme prévu aussi, un comité de pilotage devant définir la localisation précise et les aménagements relatifs à cette gare a été mis en place (comme pour les 71 autres gares) : le maire de Saint-Maur y a un siège. Ce comité s’est tenu il y a quelques jours sans qu’aucun document officiel n’en soit sorti. Parallèlement, les Saint-Mauriens ont appris, sans confirmation officielle non plus pour le moment, que la Ville ne signerait pas de contrat de développement territorial avec l’Etat (qui instaure notamment une planification pour la construction intensive de logements autour des gares).
Par delà les annonces médiatiques et les auto-satisfecits politiciens, les Saint-Mauriens doivent rester extrêmement vigilants et mobilisés sur ce projet. L’interconnexion, souterraine, ne doit conduire à aucun nouvel aménagement ou équipement en surface, et s’insérer dans la gare actuelle, sans en accroître le périmètre ou la densité, de même qu’en ce qui concerne le parvis de Saint-Maur Créteil et les habitations adjacentes (rues Leroux, des Remises, Desgenettes, Bobillot,…). L’autre levier de la Société du Grand Paris (à côté des contrats de développement territorial), c’est-à-dire un droit de préemption renforcé (pouvant conduire à des expropriations, et ce dans un rayon de 400 m autour de la gare), prévu dans la loi du 3 juin 2010, ne doit pas non plus être mis en oeuvre.
On le voit, rien n’est acquis et notre mobilisation est impérative pour protéger l’urbanisme villages auquel nous sommes tant attachés. Vous pouvez compter sur moi dans ce combat !
Depuis près de trois ans, je me suis opposé avec détermination au volet urbanisme du Grand Paris en raison des graves menaces qu’il fait peser sur notre cadre de vie. Surdensification, par le biais de « contrats de développement territoriaux », droit de préemption renforcée et d’expropriation, l’Etat via la Société du Grand Paris qu’il contrôle, dispose de toutes les armes juridiques pour détruire l’urbanisme villages autour de la gare de Saint-Maur Créteil, dans un rayon de 400 mètres.
Le Conseil de Surveillance vient en effet d’approuver définitivement le choix de Saint-Maur Créteil comme gare sur le tracé du Grand Paris Express. Le ministre M.Leroy annonce même que le tronçon concerné (Pont de Sèvres-Noisy-Champ) sera dans les travaux prioritaires, dès 2017, sous maîtrise d’ouvrage exclusive de la Société du Grand Paris (et non du STIF par exemple comme pour le prolongement de la ligne 14 ou le tracé dit Arc Est proche). Comme prévu, un décret pris en Conseil d’Etat, avalisera le tout début juillet. La messe semble hélas dite pour Saint-Maur et son urbanisme villages.
Ceux qui, comme le député-maire de Saint-Maur, ne se sont pas opposés au vote solennel de la loi du Grand Paris le 26 mai 2010, ceux qui, comme le député-maire de Saint-Maur ont envoyé le message d’une opposition de façade à ce projet, dans les cénacles politiciens, porteront une lourde responsabilité lorsque les pelleteuses des promoteurs immobiliers et des urbanistes d’Etat commenceront leur oeuvre de densification de l’habitat.
Car il y a 7 milliards d’euros au bas mot à trouver pour financer (partiellement) le Grand Paris : 7 milliards de taxes nouvelles ou existantes sur les bureaux, les logements, qu’il va donc bien falloir construire tout autour des gares.
Saint-Maur-des-Fossés a été bien mal protégée par son Maire. Pour ma part, même si le projet est hélas bien engagé, je continuerai de me battre aux côtés des Saint-Mauriens, pour que l’Etat renonce à densifier notre ville et n’applique à Saint-Maur que le volet Transport du Grand Paris (une interconnection avec le RER A mais sans nouvelle gare, sans aménagement et sans densification).



