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Le décret détaillant le tracé du futur métro Grand Paris Express, paru le 26 août 2011, a sans surprise confirmé les décisions du STIF et de la Société du Grand Paris, qui prévoient une gare d’interconnexion avec le RER A à Saint-Maur Créteil. Comme prévu aussi, un comité de pilotage devant définir la localisation précise et les aménagements relatifs à cette gare a été mis en place (comme pour les 71 autres gares) : le maire de Saint-Maur y a un siège. Ce comité s’est tenu il y a quelques jours sans qu’aucun document officiel n’en soit sorti. Parallèlement, les Saint-Mauriens ont appris, sans confirmation officielle non plus pour le moment, que la Ville ne signerait pas de contrat de développement territorial avec l’Etat (qui instaure notamment une planification pour la  construction intensive de logements autour des gares).

Par delà les annonces médiatiques et les auto-satisfecits politiciens, les Saint-Mauriens doivent rester extrêmement vigilants et mobilisés sur ce projet. L’interconnexion, souterraine, ne doit conduire à aucun nouvel aménagement ou équipement en surface, et s’insérer dans la gare actuelle, sans en accroître le périmètre ou la densité, de même qu’en ce qui concerne le parvis de Saint-Maur Créteil et les habitations adjacentes (rues Leroux, des Remises, Desgenettes, Bobillot,…). L’autre levier de la Société du Grand Paris (à côté des contrats de développement territorial), c’est-à-dire un droit de préemption renforcé (pouvant conduire à des expropriations, et ce dans un rayon de 400 m autour de la gare), prévu dans la loi du 3 juin 2010, ne doit pas non plus être mis en oeuvre.

On le voit, rien n’est acquis et notre mobilisation est impérative pour protéger l’urbanisme villages auquel nous sommes tant attachés. Vous pouvez compter sur moi dans ce combat !


Depuis près de trois ans, je me suis opposé avec détermination au volet urbanisme du Grand Paris en raison des graves menaces qu’il fait peser sur notre cadre de vie. Surdensification, par le biais de « contrats de développement territoriaux », droit de préemption renforcée et d’expropriation, l’Etat via la Société du Grand Paris qu’il contrôle, dispose de toutes les armes juridiques pour détruire l’urbanisme villages autour de la gare de Saint-Maur Créteil, dans un rayon de 400 mètres.

Le Conseil de Surveillance vient en effet d’approuver définitivement le choix de Saint-Maur Créteil comme gare sur le tracé du Grand Paris Express. Le ministre M.Leroy annonce même que le tronçon concerné (Pont de Sèvres-Noisy-Champ) sera dans les travaux prioritaires, dès 2017, sous maîtrise d’ouvrage exclusive de la Société du Grand Paris (et non du STIF par exemple comme pour le prolongement de la ligne 14 ou le tracé dit Arc Est proche). Comme prévu, un décret pris en Conseil d’Etat, avalisera le tout début juillet. La messe semble hélas dite pour Saint-Maur et son urbanisme villages.

Ceux qui, comme le député-maire de Saint-Maur, ne se sont pas opposés au vote solennel de la loi du Grand Paris le 26 mai 2010, ceux qui, comme le député-maire de Saint-Maur ont envoyé le message d’une opposition de façade à ce projet,  dans les cénacles politiciens, porteront une lourde responsabilité lorsque les pelleteuses des promoteurs immobiliers et des urbanistes d’Etat commenceront leur oeuvre de densification de l’habitat.

Car il y a 7 milliards d’euros au bas mot à trouver pour financer (partiellement) le Grand Paris : 7 milliards de taxes nouvelles ou existantes sur les bureaux, les logements, qu’il va donc bien falloir construire tout autour des gares.

Saint-Maur-des-Fossés a été bien mal protégée par son Maire. Pour ma part, même si le projet est hélas bien engagé, je continuerai de me battre aux côtés des Saint-Mauriens, pour que l’Etat renonce à densifier notre ville et n’applique à Saint-Maur que le volet Transport du Grand Paris (une interconnection avec le RER A mais sans nouvelle gare, sans aménagement et sans densification).


Les projets du Grand Paris et d’Arc Express sont deux natures fondamentalement différentes, ce qui contribue à fausser le débat et à induire en erreur des Saint-Mauriens de bonne foi qui souhaiteraient  à juste titre voir s’améliorer l’offre de transports publics.

Le projet Arc Express, qui reprend les études réalisées par l’association Orbival, à laquelle la ville de Saint-Maur a adhérer dès 2007 (grâce à Jean-Louis Beaumont) est un projet de métro, souterrain, de desserte locale, connecté au RER A, sans aménagement de gare en surface, en tout cas imposé à la commune. Les compétences en matière d’urbanisme restent donc bien celles de la commune. Le Plan d’Occupation des Sols Village de 1978, qui interdit toute densification massive de l’habitat continue de s’appliquer.

Le projet du Grand Paris est lui d’une tout autre nature : c’est un projet d’aménagement et de transport. La loi du 3 juin 2010, votée par la majorité UMP, et à laquelle le député-maire de Saint-Maur ne s’est pas opposé (lors du vote solennel de la loi définitive le 26 mai 2010), est très claire : la Société du Grand Paris (où l’Etat est majoritaire) aménagera à la place des communes les gares et leurs abords par voie de préemption ou d’expropriation. La seule « issue de secours » étant la signature d’un contrat de développement territorial entre la commune et le Préfet qui prévoit la densification en matière de logements…

Le noeud du problème est là. Beaucoup de Saint-Mauriens, d’associations, réfléchissent légitimement au meilleur tracé, à l’interconnection avec le RER A, aux temps de trajets. Autant de sujets légitimes et consensuels (je suis moi même un usager quotidien du RER A pour me rendre à mon travail à Paris).

Mais, hélas, ces sujets deviennent secondaires par rapport aux menaces sérieuses et directes qui pèsent sur le tissu pavillonnaire de nos villages, leur tranquillité, leur sécurité. D’autant que le financement du projet qui sera retenu au final dépendra pour une large part de la spéculation immobilière sur les terrains autour des gares

C’est pourquoi derrière les appels à la convergence des deux projets Grand Paris, de MM. Maurice Leroy (Ministre de la Ville) et JP. Huchon (Président de la Région et du STIF), derrière le discours superficiel et trompeur sur la nécessaire modernité de ce supermétro périphérique, c’est bien le visage de Saint-Maur et de ses villages qui se dessine pour les génération futures de manière irréversible.

Je veux que mes enfants puissent choisir de vivre à Saint-Maur-des-Fossés, s’ils le souhaitent, la ville aux huit villages, cet îlot de paix en région parisienne, et utiliser un RER A rénové et de plus grande capacité. La première urgence.


L’Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté définitivement le projet de loi sur le Grand Paris les 26 et 27 mai. Le député-maire de Saint-Maur ne s’est pas opposé à ce texte alors qu’il présente de nombreux risques pour Saint-Maur-des-Fossés et son urbanisme à taille humaine.
En dépit de quelques progrès très modestes par rapport au texte initial (modalités de concertation, représentation des communes au sein du conseil d’administration de la Société du Grand Paris, réduction du périmètre d’aménagement forcé à 400m autour des gares du futur « Grand Huit », lancement de la concertation conjointe sur le projet Arc-Express dit Orbival pour le Val-de-Marne), ce texte de loi reste incceptable en l’état et le maire de Saint-Maur aurait du s’y opposer lors de la dernière lecture du texte issu de la Commission Mixte Paritaire le 26 mai dernier. Il ne l’a pas fait.
Pourtant, les risques que j’avais été le premier à dénoncer en séance du conseil municipal et au conseil général dès juin 2009, demeurent :
- incertitude sur le tracé qui pourrait comprendre la gare de Saint-Maur Créteil, identifiée comme « gare de transit » voire celle de Champignol, et donc les zones de densification à 400m autour d’elles (et même 800 m si l’on s’en tient à la possibilité de créer une taxe forfaitaire, affectée au budget de la Société du Grand Paris, sur le produit des terrains et des immeubles « cédés » pour la réalisation des projets d’infrastructure du réseau de transport prévus).
- désaisissement des maires de leurs prérogatives en matière d’urbanisme et d’aménagement au profit d’une société où ils n’ont qu’une voix consultative et droit de préemption renforcée de l’Etat via cette société sur les terrains et les immeubles compris dans les périmètres identifiés.
- philosophie du projet de loi qui inscrit dès son article premier (parlant des « contrats de développement territorial » que les communes seront « invitées » à signer avec l’Etat), que ces « contrats participent à l’objectif de construire chaque année 70000 logements géographiquement et socialement adaptés en Ile-de-France [soit plus que le schéma directeur de la région votée par la majorité de gauche] et contribuent à la maîtrise de l’étalement urbain. »
A Saint-Maur-des-Fossés, la géographie et l’histoire, la vision et l’indépendance de maires comme Auguste Marin et Jean-Louis Beaumont avec qui j’ai travaillé pendant 13 ans, ont respecté un certain « étalement urbain », intégrant harmonieusement l’habitat, l’activité et les espaces verts, et ont façonné le Saint-Maur village à taille humaine que nous connaissons encore aujourd’hui, malgré les coups de canif du nouveau maire (dérogation au coefficient d’occupation des sols pour les immeubles collectifs,  ZAC des Facs).
J’ai pour ma part toujours soutenu le développement d’un métro en rocade, en souterrain et respectant scrupuleusement le tissu saint-maurien. Si ce projet dit Orbival-Arc Express semble être maintenu du moins pendant la phase du débat public (nous ne savons pas ce qu’il deviendra à l’issue), sa « fusion » avec le projet et le tracé de M.Mercier (le ministre chargé du Grand Paris) ne doit pas remettre en cause ces principes.
Or c’est le respect de ces principes préservant l’urbanisme des communes dont celui de Saint-Maur qui avait permis de dégager un consensus sur Orbival au delà des clivages partisans.
Reste que la loi est maintenant votée. Le débat public sera lancé le 1er octobre pour une durée de 4 mois maximum. Je mettrai toutes mes forces dans la bataille pour que le Grand Paris ne défigure pas notre commune à laquelle nous sommes tant attachés. Il appartient à chacun de sortir des ambiguités et des contradictions de vote et de prendre toutes ses responsabilités dans l’intérêt général des Saint-Mauriens.


2.0

Qui suis-je ?

Agé de 37 ans, je suis marié et père de 5 enfants.
J'habite à Saint-Maur depuis plus de 30 ans. Je suis élu de Saint-Maur depuis que j'ai 20 ans.
J'ai appris à aimer ma ville et et j'ai compris que le cadre de vie dont nous bénéficions aujourd'hui peut rapidement être remis en cause.
Je suis aujourd'hui conseiller municipal "divers droite" aux côtés de 6 autres élus membres de l'association Saint-Maur Demain que je préside. J'ai été élu en juin 2009, puis réélu en mars 2011, conseiller général du Val-de-Marne sur le canton de Saint-Maur Centre.
Ancien élève du lycée Louis-Le-Grand, diplômé d'histoire et de philosophie (Paris IV-Sorbonne), d'HEC (promotion 1998) et du MBA de Columbia et de la London Business School (promotion 2011), je travaille au sein du secrétariat général d'une grande entreprise française du secteur de l'énergie.

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