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DÈS 2010 NICOLAS CLODONG ET SAINT-MAUR DEMAIN ONT DIT NON À L’IMPLANTATION DE CETTE USINE POLLUANTE
DE QUOI S’AGIT-IL ?
De la fabrication de 80.000 tonnes par an d’enrobage de bitume (goudron) dans le port de Bonneuil, aux portes de Saint Maur, face aux Villages de la Pie et de La Varenne.
QUELS SONT LES RISQUES ?
Malgré toutes les précautions que l’on prendra une réelle pollution de l’air est à craindre par le rejet massif de fumées toxiques.
Or le port de Bonneuil accueille déjà des usines classées et aucune étude de globalité des risques n’a été effectuée.
Une odeur nauséabonde (chacun connait l’odeur du goudron-bitume) viendra, en cas de vent porteur, se répandre sur notre ville.
Ce sont donc notre santé et notre patrimoine qui sont en cause.
QU’AVONS-NOUS FAIT JUSQU’ICI ?
En 2010 nous avons voté, sans réserve, l’avis défavorable à cette implantation d’usine (dans le cadre de l’enquête publique) proposé lors du Conseil municipal de décembre.
En février 2012, le Préfet ne répondant à aucune des questions posées et ayant signé l’autorisation d’implantation, nous avons autorisé le Maire de St-Maur à entamer toutes les démarches pour obtenir les réponses aux interrogations du Conseil Municipal :
-Quels sont les moyens de limiter l’envol des poussières ?
-Quel est le cumul des effluents gazeux affectant le territoire de St-Maur ?
-Quel est l’impact sonore du bruit de concassage ?
-Quelles sont les nuisances olfactives ?
-Quel est l’impact paysager et notamment de la cheminée de 34 mètres du poste d’enrobage ?
-Quel est l’impact sur la qualité des eaux de pluie et leur rejet en Marne ?
-Quelle est l’influence attendue sur les îles de la Marne classées « biotopes » ?
A ce jour, à notre connaissance, aucune réponse n’a été donnée au Maire de St-Maur.
Notre vigilance reste extrême et nous demandons au Maire de Saint-Maur de mettre en œuvre la délibération du Conseil Municipal de Février 2012 l’autorisant à saisir les tribunaux.
Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à la famille de l’agent de police municipale de Villiers-sur-Marne, qui a perdu la vie dans l’exercice de ses missions hier à la sortie de l’A4, ainsi que mon soutien aux autres victimes de cette folie criminelle.
Puissent ces meurtriers être rapidement interpellés et déférés devant la justice pour répondre de leurs actes odieux. Je rends hommage au travail des policiers municipaux et nationaux, ainsi qu’à l’ensemble des forces de l’ordre qui se dévouent, parfois au péril de leur vie, au service de notre sécurité.
En guise d’avertissement en début de réunion publique consacrée au rapport de la Chambre régionale des comptes (29 mars dernier), H.Pest clair. Les élus d’opposition n’auront pas droit à la parole ! Pour le débat, il faudra repasser.
Qu’à cela ne tienne ! Loin des manoeuvres politiciennes (dénoncées également par la gauche ), nous avons distribué, à l’entrée de de ce débat public la Lettre n°6 de Saint-Maur Demain justement consacrée à la dette de la Ville de Saint-Maur. Vous pouvez télécharger cette lettre ainsi que le rapport intégral de la CRC sur le site : www.saintmaurdemain.fr
Vous pourrez ainsi vous forger votre opinion, en comprenant que derrière les attaques politiciennes et parfois personnelles se cache un grand embarras de la part d’H.Plagnol, J.Leroy et S.Berrios : ce qu’ils dénoncent (l’augmentation de la dette, le recours à des prêts dits structurés, l’augmentation des charges de personnel), ils le font eux-mêmes (+ 8M€ de dette depuis 2008, au moins de 12,5 M€ de prêts structurés, +2M€ de frais de personnel), comme cela a d’ailleurs été relevé par les magistrats de la CRC, alors qu’ils ont augmenté les impôts, baissé drastiquement la qualité des services essentiels dus aux Saint-Mauriens et fait progresser la masse salariale du personnel communal (tout en supprimant 40% des heures supplémentaires, notamment pour les personnels de la filière technique,…). Les Saint-Mauriens sont de plus en plus nombreux à me dire qu’ils ne sont plus dupes.
Lors du Conseil Général du 1er février 2010, j’ai été le seul Conseiller Général de Saint-Maur à avoir voté contre la baisse des aides du département pour l’investissement dans les crèches municipales et familiales et contre la suppression des aides pour leur fonctionnement. En effet, jusqu’à présent, les critères d’attribution des aides étaient le nombre de places disponibles et le taux moyen d’imposition des villes.
Maintenant, c’est le fait de percevoir la DSU (Dotation de Solidarité Urbaine liée au nombre de logements sociaux) et de respecter les 20 % et 40 % de logements sociaux (définition SRU) qui sera retenu ; c’est la fin de la prise en compte des besoins des familles.
Pour Saint-Maur, c’est une perte d’environ 500 000 € (la subvention était de 10 € par place par jour).
Cette décision signe le coup d’arrêt de la politique du Conseil général en matière de petite enfance, d’autant plus que les aides pour la création de places supplémentaires sont elles aussi réduites dans les mêmes proportions, et que certaines dépenses des crèches départementales (petits travaux..) vont être transférées aux communes.
Ni Sylvain Berrios, ni Jacques Leroy, conseillers généraux de Saint-Maur ne se sont manifestés quand cela a été évoqué… Il faut dire qu’ils n’étaient déjà plus en séance lors du vote sur cette question majeure pour les familles saint-mauriennes.
Le Conseil général a décidé de suspendre l’aide individuelle au BAFA (Brevet d’aptitude à la fonction d’animateur) et au BAFD (Brevet d’aptitude à la fonction de directeur) : c’est une décision absurde à laquelle je me suis opposé.
Autant de nombreuses économies dans les dépenses de fonctionnement du Conseil général peuvent être faites pour ne pas recourir à l’augmentation de la fiscalité, (j’ai cité quelques pistes dans ce sens lors du vote du budget 2010), autant ce genre d’économie sur la formation des encadrants de la jeunesse est une mauvaise décision. Aider les jeunes à passer ces diplômes leur permet d’occuper un emploi rémunéré auprès des enfants et des adolescents dans le cadre des centres de loisirs ou des centres de vacances et éventuellement de poser le premier jalon d’un emploi durable dans ces filières, mais c’est aussi essentiel pour les communes : les normes d’encadrement des centres de loisirs sans hébergement se sont renforcées et il est essentiel de trouver des personnels formés et agréés pour le maintien du service public et une bonne prise en charge des enfants accueillis.



