Le Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé hier à l’Assemblée Nationale que le plateau chirurgical de cardiologie serait maintenu à Henri Mondor, malgré les préconisations de l’Agence Régionale de Santé. Il s’appuie sur les conclusions d’un rapport de l’IGAS qui a indiqué que la fermeture du service irait à l’encontre de la politique d’enseignement et de recherche francilienne et compromettrait l’activité des autres services liés à la cardiologie.
C’est une victoire pour les usagers saint-mauriens et val-de-marnais, ainsi que bien sur pour les professionnels de santé, chercheurs et étudiants du CHU Henri Mondor.
Par deux voeux le 28 juin 2010 et le 24 janvier 2011 du Conseil général, j’ai été le seul des Conseillers généraux de Saint-Maur à avoir voté pour le maintien de ce service de chirurgie cardiaque. La détermination des élus, des personnels et des usagers a fini par payer.
Le 6 octobre dernier, lors du Conseil municipal, j’ai approuvé l’acquisition par la Ville de parcelles appartenant à la SNCF, pour un montant de 3,8 M€, afin de les mettre à disposition du Conseil Général pour l’édification du futur collège Pissarro (le département rétrocédant à terme à la Ville l’emprise foncière sur laquelle est établi le collège actuel). C’est une première étape importante et nécessaire pour tenir le calendrier de la reconstruction avec une livraison prévue à la rentrée 2015.
Lors de mon élection en juin 2009, j’avais découvert une situation bloquée entre la Ville et le Département, ce dernier prévoyant un nouveau collège en 2017, sans garantie de financement. Depuis, séance après séance au Conseil général, à l’occasion de mes échanges avec le président Favier le vice-président Desmarets, j’ai contribué à avancer la date de livraison à 2015, avec une garantie ferme d’engagement du Département.
D’ici là, comme je le fais depuis plus de deux ans, je vais continuer à me battre pour qu’une génération de collégiens (celle qui fréquentera Pissarro pendant les 4 prochaines années) ne soit pas sacrifiée, que les conditions d’accueil et de travail soient préservées voire améliorées, notamment sur le câblage informatique et les sanitaires, et que les projets pédagogiques soient soutenus comme pour les autres collèges.
Depuis une semaine, une quinzaine de bénévoles de l’ADPC 94 (Protection Civile), qui a son siège à Saint-Maur-des-Fossés depuis 5 ans et remplit ses missions de protection, de secours aux victimes et de formation depuis de 40 ans, sont en grève de la faim. Deux d’entre eux ont du faire l’objet de soins médicaux d’urgence aujourd’hui.
Il ne m’appartient de juger au fond le différend qui oppose la Fédération Nationale et son antenne départementale val-de-marnaise. Mais ayant vu ces bénévoles dès le lendemain de leur action et ayant échangé à plusieurs reprises avec eux, j’ai pu mesurer leur engagement au service de l’intérêt général et leur volonté sincère de pouvoir continuer à exercer leurs missions (formations au secourisme, tenue des postes de secours lors de manifestations, secours aux victimes en lien avec les autres entités de sécurité civile,…).
J’ai demandé en séance publique au Maire de Saint-Maur et au Président du Conseil général de tenter une médiation pour sortir de cette situation de blocage, dangereuse pour les bénévoles en grève, pénalisante pour les collectivités (dont Saint-Maur) qui ne peuvent plus faire appel à la Protection Civile pour les postes de secours et pour tous les bénéficiaires des services de cette entité. Je n’ai pas eu de réponse précise à ce jour.
La Ville de Saint-Maur ne peut résoudre le problème à elle seule, y compris sur le plan financier, mais, puisqu’elle accueille l’ADPC 94, elle a un rôle particulier à jouer pour mobiliser les acteurs et essayer d’apaiser les relations. Il serait dommage que la Protection Civile disparaisse du paysage val-de-marnais et saint-maurien, sans que tout ait été essayé.
Le Parisien a révélé, dans un article daté du 29 septembre 2011, que la Brigade Financière de Paris enquêtait actuellement sur un marché public passé par la Ville en octobre 2009, 18 mois après l’élection d’H. Plagnol, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Créteil.
H.Plagnol répond dans l’article à la fois de manière médiocre (il met en cause indirectement son prédécesseur alors que les faits présumés datent d’octobre 2009…) et surtout sans aller sur le fond : il parle d’une « affaire purement interne aux services ».
Je souhaite que la justice fasse toute la lumière sur les conditions d’attribution de ce marché : les Saint-Mauriens ont le droit de savoir si leurs intérêts ont été préservés ou non dans cette affaire.
Le décret détaillant le tracé du futur métro Grand Paris Express, paru le 26 août 2011, a sans surprise confirmé les décisions du STIF et de la Société du Grand Paris, qui prévoient une gare d’interconnexion avec le RER A à Saint-Maur Créteil. Comme prévu aussi, un comité de pilotage devant définir la localisation précise et les aménagements relatifs à cette gare a été mis en place (comme pour les 71 autres gares) : le maire de Saint-Maur y a un siège. Ce comité s’est tenu il y a quelques jours sans qu’aucun document officiel n’en soit sorti. Parallèlement, les Saint-Mauriens ont appris, sans confirmation officielle non plus pour le moment, que la Ville ne signerait pas de contrat de développement territorial avec l’Etat (qui instaure notamment une planification pour la construction intensive de logements autour des gares).
Par delà les annonces médiatiques et les auto-satisfecits politiciens, les Saint-Mauriens doivent rester extrêmement vigilants et mobilisés sur ce projet. L’interconnexion, souterraine, ne doit conduire à aucun nouvel aménagement ou équipement en surface, et s’insérer dans la gare actuelle, sans en accroître le périmètre ou la densité, de même qu’en ce qui concerne le parvis de Saint-Maur Créteil et les habitations adjacentes (rues Leroux, des Remises, Desgenettes, Bobillot,…). L’autre levier de la Société du Grand Paris (à côté des contrats de développement territorial), c’est-à-dire un droit de préemption renforcé (pouvant conduire à des expropriations, et ce dans un rayon de 400 m autour de la gare), prévu dans la loi du 3 juin 2010, ne doit pas non plus être mis en oeuvre.
On le voit, rien n’est acquis et notre mobilisation est impérative pour protéger l’urbanisme villages auquel nous sommes tant attachés. Vous pouvez compter sur moi dans ce combat !





