J’ai voté contre le contrat de mixité sociale (qui présente les orientations de la Ville en matière de logements sociaux sur les années 2011 à 2013) présenté par H.Plagnol et S.Berrios lors du Conseil municipal du 8 décembre 2011.

Deux raisons majeures m’ont conduit à m’opposerla majoration de 20% du COS (Coefficient d’Occupation des Sols) pour construire de l’habitat collectif social , et l’adaptation de notre POS (Plan d’Occupation des Sols, dit « Village ») – le dernier verrou  pourtant face à l’urbanisme de la surdensité - avec la diminution des obligations de recul des contraction par rapport aux limites de leur terrain ou la diminution de 20% de la superficie minimale des terrains constructibles

Ces choix sont extrêmement importants car ils vont structurer la politique de l’urbanisme et de l’habitat du Maire et de son adjoint à l’urbanisme dans les deux ans à venir. Or en deux ans, en appliquant ces orientations,  c’est l’urbanisme Village de Saint-Maur qui atteint en plein coeur, à bien des égards de manière irréversible.

Malgré des discours lénifiants sur la préservation de l’harmonie de notre cadre de vie commun,  malgré des pétitions aux accents guerriers de l’UMP locale contre la construction de logements sociaux, c’est bien à un détricotage en règle de l’urbanisme Village saint-maurien que se livrent le Maire et son adjoint.

Leurs choix de modulation du COS et de modification du POS sont tellement désastreux qu’ils font passer au second plan des propositions qui peuvent présenter un intérêt et méritent d’être expérimentées comme l’usufruit locatif social, l’incitation par la modulation de la taxe d’aménagement que nous avons votée à un précédent conseil, ou encore l’accompagnement des particuliers sur un éventuel conventionnement de leurs biens après en avoir mesuré toutes les conséquences ou bien encore les programmes d’accession sociale à la propriété (même si sur ce dernier point vous avez stoppé un programme rue de la Varenne en 2008 et gommé un autre dans le projet initial de la ZAC des FACS .

Faire référence à Auguste Marin, le précurseur de la cité-jardin qu’est Saint-Maur-des-Fossés, préservée et modernisée par Jean-Louis Beaumont, relève de l’étourderie ou d’un certain cynisme.  La vraie référence du Maire, avec ce contrat de mixité sociale, ce sont désormais les maires bétonneurs, adeptes du toujours plus de densité, du toujours moins de jardins privés, d’espaces verts publics, de petites parcelles accueillant des pavillons, dans l’esprit de la loi SRU de Monsieur Gayssot, du SDRIF de Monsieur Huchon, des ordonnances sur  l’urbanisme de projet de Monsieur Apparu ou des constructions annoncées de la Société du Grand Paris, j’en oublie évidemment.

Il n’était donc pas la peine d’en rajouter en souhaitant appliquer ce qui relève encore du facultatif : la majoration de 20% du COS pour construire de l’habitat collectif social , l’adaptation de notre POS, le dernier verrou  pourtant face à l’urbanisme de la surdensité, avec, comme vous le proposez la diminution des obligations de recul des contraction par rapport aux limites de leur terrain ou la diminution de 20% de la superficie minimale des terrains constructibles. Avec de telles évolutions, notre POS en sera-t-il toujours un, ou ne risque –t-il pas de nous conduire à l’adoption d’un PLU beaucoup moins protecteur ?

Notre prévention à l’égard des choix d’urbanisme du Maire est accentuée par le fait qu’il ne sait pas quantifier et donc plafonner le nombre de logements sociaux dont la construction sera autorisée grâce à la dérogation au COS et aux règles restrictives actuelles qu’il préconise.

J’ai demandé solennellement au Maire de retirer ces deux orientations du Volet urbanisme réglementaire de son projet de contrat de mixité sociale, car elles portent en elles un changement très profond du visage de notre ville, de son urbanisme dans les quelques années qui viennent. Ce que ses prédécesseurs, en tout cas certains, en accord avec une grande majorité de Saint-Mauriens, ont patiemment tissé, il va le détricoter !

Nous devons préserver ce patrimoine fragile qui contribue à notre spécificité saint-maurienne et dont nous sommes dépositaires. La modernité est ailleurs, dans les choix énergétiques plus sobres, les réseaux intelligents, de nouvelles formes peut-être de partage de l’habitat et d’accession à la propriété ou à la location. Elle n’est pas dans la ville compacte et surdensifiée 

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Qui suis-je ?

Agé de 37 ans, je suis marié et père de 5 enfants.
J'habite à Saint-Maur depuis plus de 30 ans. Je suis élu de Saint-Maur depuis que j'ai 20 ans.
J'ai appris à aimer ma ville et et j'ai compris que le cadre de vie dont nous bénéficions aujourd'hui peut rapidement être remis en cause.
Je suis aujourd'hui conseiller municipal "divers droite" aux côtés de 6 autres élus membres de l'association Saint-Maur Demain que je préside. J'ai été élu en juin 2009, puis réélu en mars 2011, conseiller général du Val-de-Marne sur le canton de Saint-Maur Centre.
Ancien élève du lycée Louis-Le-Grand, diplômé d'histoire et de philosophie (Paris IV-Sorbonne), d'HEC (promotion 1998) et du MBA de Columbia et de la London Business School (promotion 2011), je travaille au sein du secrétariat général d'une grande entreprise française du secteur de l'énergie.

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