En ce début d’année 2012, je formule pour chacune et chacun d’entre vous et pour vos familles tous mes voeux de santé, de joie et de réussite pour cette nouvelle année.

Je formule avec vous des voeux pour Saint-Maur : pour plus de sécurité, plus d’attention au cadre de vie des habitants de notre commune et de ses villages, plus d’initiatives en faveur de l’activité économique et de la jeunesse, plus de respect de notre urbanisme à taille humaine.

Je souhaite qu’un véritable esprit de service et d’intégrité motive les décisions prises par nos dirigeants politiques à tous niveaux.

Soyez assurés qu’en 2012 l’opposition municipale poursuivra son travail, avec humilité et détermination, au service de Saint-Maur et de ses habitants.

Bonne et heureuse année à tous !

Nicolas Clodong

J’ai voté contre le contrat de mixité sociale (qui présente les orientations de la Ville en matière de logements sociaux sur les années 2011 à 2013) présenté par H.Plagnol et S.Berrios lors du Conseil municipal du 8 décembre 2011.

Deux raisons majeures m’ont conduit à m’opposerla majoration de 20% du COS (Coefficient d’Occupation des Sols) pour construire de l’habitat collectif social , et l’adaptation de notre POS (Plan d’Occupation des Sols, dit « Village ») – le dernier verrou  pourtant face à l’urbanisme de la surdensité - avec la diminution des obligations de recul des contraction par rapport aux limites de leur terrain ou la diminution de 20% de la superficie minimale des terrains constructibles

Ces choix sont extrêmement importants car ils vont structurer la politique de l’urbanisme et de l’habitat du Maire et de son adjoint à l’urbanisme dans les deux ans à venir. Or en deux ans, en appliquant ces orientations,  c’est l’urbanisme Village de Saint-Maur qui atteint en plein coeur, à bien des égards de manière irréversible.

Malgré des discours lénifiants sur la préservation de l’harmonie de notre cadre de vie commun,  malgré des pétitions aux accents guerriers de l’UMP locale contre la construction de logements sociaux, c’est bien à un détricotage en règle de l’urbanisme Village saint-maurien que se livrent le Maire et son adjoint.

Leurs choix de modulation du COS et de modification du POS sont tellement désastreux qu’ils font passer au second plan des propositions qui peuvent présenter un intérêt et méritent d’être expérimentées comme l’usufruit locatif social, l’incitation par la modulation de la taxe d’aménagement que nous avons votée à un précédent conseil, ou encore l’accompagnement des particuliers sur un éventuel conventionnement de leurs biens après en avoir mesuré toutes les conséquences ou bien encore les programmes d’accession sociale à la propriété (même si sur ce dernier point vous avez stoppé un programme rue de la Varenne en 2008 et gommé un autre dans le projet initial de la ZAC des FACS .

Faire référence à Auguste Marin, le précurseur de la cité-jardin qu’est Saint-Maur-des-Fossés, préservée et modernisée par Jean-Louis Beaumont, relève de l’étourderie ou d’un certain cynisme.  La vraie référence du Maire, avec ce contrat de mixité sociale, ce sont désormais les maires bétonneurs, adeptes du toujours plus de densité, du toujours moins de jardins privés, d’espaces verts publics, de petites parcelles accueillant des pavillons, dans l’esprit de la loi SRU de Monsieur Gayssot, du SDRIF de Monsieur Huchon, des ordonnances sur  l’urbanisme de projet de Monsieur Apparu ou des constructions annoncées de la Société du Grand Paris, j’en oublie évidemment.

Il n’était donc pas la peine d’en rajouter en souhaitant appliquer ce qui relève encore du facultatif : la majoration de 20% du COS pour construire de l’habitat collectif social , l’adaptation de notre POS, le dernier verrou  pourtant face à l’urbanisme de la surdensité, avec, comme vous le proposez la diminution des obligations de recul des contraction par rapport aux limites de leur terrain ou la diminution de 20% de la superficie minimale des terrains constructibles. Avec de telles évolutions, notre POS en sera-t-il toujours un, ou ne risque –t-il pas de nous conduire à l’adoption d’un PLU beaucoup moins protecteur ?

Notre prévention à l’égard des choix d’urbanisme du Maire est accentuée par le fait qu’il ne sait pas quantifier et donc plafonner le nombre de logements sociaux dont la construction sera autorisée grâce à la dérogation au COS et aux règles restrictives actuelles qu’il préconise.

J’ai demandé solennellement au Maire de retirer ces deux orientations du Volet urbanisme réglementaire de son projet de contrat de mixité sociale, car elles portent en elles un changement très profond du visage de notre ville, de son urbanisme dans les quelques années qui viennent. Ce que ses prédécesseurs, en tout cas certains, en accord avec une grande majorité de Saint-Mauriens, ont patiemment tissé, il va le détricoter !

Nous devons préserver ce patrimoine fragile qui contribue à notre spécificité saint-maurienne et dont nous sommes dépositaires. La modernité est ailleurs, dans les choix énergétiques plus sobres, les réseaux intelligents, de nouvelles formes peut-être de partage de l’habitat et d’accession à la propriété ou à la location. Elle n’est pas dans la ville compacte et surdensifiée 

La Ville de Saint-Maur et le Conseil Général ont approuvé respectivement lors du Conseil municipal du 8 décembre et du Conseil général du 12 décembre, les termes du protocole foncier qui désormais les lie. C’est une très bonne nouvelle pour l’ensemble de la communauté éducative du collège et des habitants de Champignol et La Varenne.

Depuis 2009 et mon entrée au Conseil général, j’ai dénoncé l’immobilisme sur ce dossier et plaidé pour une reconstruction accélérée (l’ouverture du nouveau collège est prévue à la rentrée 2015 au lieu de 2017 ou 2018 initialement).

Je ne perds pas de vue qu’en attendant toute une génération de collégiens et de personnels enseignants et non enseignants travaille dans le collège actuel qui souffre de problèmes de vétusté patents et a fait l’objet de difficultés de gestion mettant en cause l’équilibre de ses comptes à fin 2011. J’ai obtenu du Président du Conseil général le versement d’un abondement exceptionnel de près de 60 00 euros au budget du collège pour lui permettre de passer la fin de l’année 2011. Je souhaite d’ailleurs que les responsabilités soient clairement établies concernant les causes qui ont conduit à cette solution exceptionnelle.

Après avoir consulté de nombreux riverains et associations et écouté leurs interrogations et leurs demandes, j’ai obtenu, lors du Conseil municipal du 8 décembre, que la charte à venir entre la Ville et les opérateurs de téléphonie mobile, soit beaucoup plus contraignante pour ces derniers. A ma demande, le Maire a repris deux des quatre amendements que j’avais proposés : 

- la fixation de seuils d’exposition plus exigeants : la seule référence au Décret Jospin de 2002 était bien trop permissive avec  41 V/m. Le seuil de 3 V/m a été finalement retenu.

- la durée d’un an renouvelable de cette charte pour se laisser des marges de manoeuvre (au lieu de 3 ans dans le projet du maire initial)

En revanche, le Maire n’a pas intégré deux autres amendements : la réservation de zones d’exclusion par exemple autour des écoles, des crèches et des établissements de santé, et le fait de pouvoir faire appel à un organisme ou un expert indépendant choisi par la Mairie après avis de la Commission, qui puisse intervenir de manière inopinée pour réaliser les mesures d’émission des champs électro-magnétiques.

Forts des améliorations obtenues, j’ai voté cette charte amendée, qui traduit une partie des demandes et des questionnements des  nombreux habitants et associations qui ont travaillé sur ce dossier, pour certains depuis de très nombreuses années, avec détermination et sérieux. Je tiens à les remercier pour leur engagement au service du principe de précaution et du respect de notre cadre de vie saint-maurien. Leurs avis et leurs études m’ont permis de me faire une opinion sur ce dossier complexe et d’agir dans le bon sens au conseil municipal, tout en respectant leur totale indépendance.

Cette charte ne règle pas tout, loin s’en faut, car en l’état, elle risque de ne pas être assez protectrice pour les habitants de Saint-Maur et assez exigeante vis-à-vis des opérateurs. Un mauvais coup a en effet été porté au pouvoir de police générale du maire et à l’application du principe constitutionnel de précaution dans le cadre de cette compétence, suite aux trois arrêts du Conseil d’Etat du 26 octobre dernier. C’est la fin programmée d’une des deux armes dont disposait les maires et nous vous savons gré d’avoir comme Jean-Louis Beaumont depuis le premier arrêté du 31 janvier 2011, d’avoir pris des arrêtés d’interdiction d’implantation de nouvelles antennes, le dernier ayant été prorogé jusqu’au 31 décembre 2011. Mais de même que Saint-Maur avait été pionnière dans la mise en œuvre du principe de précaution il ya  10 ans, nous ne voudrions pas qu’elle soit pionnière en sens inverse pour laisser faire en toute impunité les opérateur de téléphone mobile et le petit dernier en particulier FREE qui doit mettre les bouchée doubles pour couvrir 25% du territoire national et garder sa licence, sans que les risques sanitaires soient définitivement écartés pour les populations les plus proches des sources d’émissions des radio fréquences que constituent les antennes relais, classées encore récemment par l’OMS en mai 2011 comme « potentiellement cancérigènes ».

Enfin, j’ai posé trois questions précises  au Maire :

-          la Mairie va-telle assigner en justice FREE en cas d’installation de son antenne au 61 bd de Bellechasse, en contradiction avec votre arrêté municipal prorogé jusqu’au 31 décembre 2011 ?

-          la Mairie va-t-elle également agir suite à l’implantation d’une antenne relais pendant l’été 2011 au dessus de la crèche du Mesnil à La Varenne, apparemment sans opposition de la mairie ? Si c’est le cas, pourquoi ne pas avoir fait appliquer votre arrêté municipal ?

-          Au-delà du 31 décembre et même courant décembre si des opérateurs se sentent pousser des ailes, le Maire exercera-t-il la plénitude de vos pouvoirs en matière d’urbanisme et, dans le cadre de cette compétence, différente de celle de police générale, appliquera-t-il le principe de précaution au moment où il aura à délivrer le cas échéant un permis de construire ou approuver une déclaration de travaux ?

Le Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé hier à l’Assemblée Nationale que le plateau chirurgical de cardiologie serait maintenu à Henri Mondor, malgré les préconisations de l’Agence Régionale de Santé. Il s’appuie sur les conclusions d’un rapport de l’IGAS qui a indiqué que la fermeture du service irait à l’encontre de la politique d’enseignement et de recherche francilienne et compromettrait l’activité des autres services liés à la cardiologie.

C’est une victoire pour les usagers saint-mauriens et val-de-marnais, ainsi que bien sur pour les professionnels de santé, chercheurs et étudiants du CHU Henri Mondor.

Par deux voeux le 28 juin 2010 et le 24 janvier 2011 du Conseil général,  j’ai été le seul des Conseillers généraux de Saint-Maur à avoir voté  pour le maintien de ce service de chirurgie cardiaque. La détermination des élus, des personnels et des usagers a fini par payer.

Qui suis-je ?

Agé de 37 ans, je suis marié et père de 5 enfants.
J'habite à Saint-Maur depuis plus de 30 ans. Je suis élu de Saint-Maur depuis que j'ai 20 ans.
J'ai appris à aimer ma ville et et j'ai compris que le cadre de vie dont nous bénéficions aujourd'hui peut rapidement être remis en cause.
Je suis aujourd'hui conseiller municipal "divers droite" aux côtés de 6 autres élus membres de l'association Saint-Maur Demain que je préside. J'ai été élu en juin 2009, puis réélu en mars 2011, conseiller général du Val-de-Marne sur le canton de Saint-Maur Centre.
Ancien élève du lycée Louis-Le-Grand, diplômé d'histoire et de philosophie (Paris IV-Sorbonne), d'HEC (promotion 1998) et du MBA de Columbia et de la London Business School (promotion 2011), je travaille au sein du secrétariat général d'une grande entreprise française du secteur de l'énergie.

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